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Lors d’une décision judiciaire récente, un juge des référés a temporairement bloqué la radiation d’une infirmière du réseau AP-HP, soupçonnée de résistance à l’obéissance au sein d’un établissement hospitalier. La procédure s’est déroulée après que cette dernière ait refusé de retirer un couvre-chef en tissu, objet de discorde avec sa hiérarchie.
L’affaire remonte à novembre 2025, lorsqu’un arrêté interdisant le port du calot a été rendu, motivé par des prétextes d’hygiène et de sécurité. Cependant, la justice a relevé que l’application de cette mesure n’était pas évidente, notamment en raison de son usage antérieur dans d’autres services. Le juge a souligné que le licenciement était disproportionné, surtout compte tenu de la longue carrière de l’intéressée et de l’absence de critiques précédentes sur son comportement professionnel.
Le syndicat L’Union Syndicale Solidaires et la Ligue des droits de l’homme ont soutenu la cause de cette infirmière, qui a subi plusieurs avertissements avant d’être radiée. Une représentante syndicale a dénoncé ce geste comme une forme de persécution, évoquant des tensions entre collègues et des conditions de travail iniques.
L’arrêté a été suspendu en attendant un jugement définitif, laissant espérer une réintégration prochaine. Cette décision marque un point d’équilibre dans le conflit entre les règles institutionnelles et l’autonomie individuelle au sein de structures publiques.