L’ancien député européen Daniel Cohn-Bendit a choisi de ne pas se présenter le 30 juin à Montpellier pour lancer son ouvrage Souvenirs d’un apatride dans la salle Pétrarque, après une polémique éclatée autour de déclarations antérieures remontant à 1982. Ces propos, rapportés dans le cadre de l’émission télévisée Apostrophes, ont été mis en cause pour avoir abordé des sujets sensibles liés aux enfants et à leur sexualité.
Une pétition initiée par Bérengère Dubus, habitante de Montpellier, a rassemblé près de 7 200 signatures demandant l’annulation de la conférence. Son texte évoque une « insulte systémique aux victimes du pédocriminalité » et un « signal clair en faveur de la pédophilie ». Parmi les phrases citées figurent des déclarations telles que : « Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique… Quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c’est un jeu érotico-maniaque. »
Les réactions ont rapidement atteint les réseaux sociaux. Le collectif Tricoteuses hystériques a annoncé son intention d’assister à l’événement en cas de maintien, tandis que Thierry Tsagalos, ancien candidat municipale et dissident du RN, a critiqué la présence de Cohn-Bendit comme « une décision politique plutôt qu’un simple rendez-vous littéraire ».
L’association Sepharim, qui a organisé l’événement en partenariat avec l’Institut Maïmonide-Averroès-Thomas d’Aquin, exprime son mécontentement face à l’annulation et accuse cette décision d’être le fruit d’une « campagne de dénigrement ». Elle rappelle que la conférence devait explorer les origines juives de Cohn-Bendit, son engagement contre le nazisme et ses réflexions sur l’antisémitisme. Une date ultérieure pourra être fixée si nécessaire.