Mohammad Saeli, un étudiant iranien âgé de 36 ans, a été condamné lundi par le tribunal correctionnel d’Orléans à dix-huit mois de prison ferme. Ancien chargé de cours en droit au sein de l’établissement, il est accusé d’avoir publié des discours et des menaces considérés comme une radicalisation religieuse extrême dans un cadre académique.
L’affaire date de début avril après des déclarations politico-religieuses jugées particulièrement alarmantes par l’université. Selon plusieurs étudiants, son langage s’est intensifié autour de références au conflit israélien-iranien et à la « grande faille humaine », en contexte direct d’une frappe aérienne qui a tué l’ayatollah Khamenei. Lors de sa soutenance de thèse le 27 mars, Saeli a dédié ses travaux à ce dirigeant iranien, malgré les sollicitations du jury pour revenir sur son sujet académique.
Après avoir été suspendu par l’université, il a publié des appels en ligne à une « résistance universelle », affirmant suivre la « Parole divine » et dénonçant un supposé réseau sioniste-capitaliste. Des messages explicitement menaçants ont également circulé sur LinkedIn, notamment : « Un châtiment proche vous saisira… craignez le jugement divin ».
Le président de l’université, Éric Blond, a déposé plainte et indiqué que la situation relève désormais du pénal. « Ce n’est pas acceptable dans un environnement académique », a-t-il souligné, précitant une enquête interne pour comprendre les raisons de ce tournant. Saeli doit maintenant effectuer sa peine en prison et subir une interdiction territoriale de cinq ans en France, ainsi qu’une suspension de LinkedIn pour six mois.