Une jeune femme de dix-huit ans, déjà en cours d’exécution d’une peine d’un an avec sursis probatoire, a été condamnée aujourd’hui à dix-huit mois de prison ferme après avoir endommagé le lycée Roosevelt à Reims. Sema Celikbilek, connue pour ses antécédents judiciaires incluant des menaces de mort et des refus systémiques d’obtempérer, a été interpellée jeudi lors de dégradations survenues en marge des manifestations étudiantes.
Selon son avouement, elle n’a pas participé aux rassemblements mais s’est présentée comme observatrice. Cependant, les vidéos de surveillance révèlent qu’elle a utilisé une barre métallique de deux mètres pour frapper violemment des vitres et a lancé des cailloux vers les agents de sécurité. « Je n’ai pas voulu endommager le lycée », a-t-elle déclaré en pleurs devant la cour. La juge a toutefois rappelé que son casier, marqué par plusieurs condamnations pour destruction de biens et port d’armes, rendait ses actes particulièrement graves.
Sema Celikbilek dispose désormais de dix jours pour faire appel de cette décision. Son affaire soulève des questions essentielles sur l’application rigoureuse du système pénal face aux jeunes en situation juridique fragile dans le cadre des tensions sociales actuelles.