Un rapport parlementaire daté 2025 révèle que plus de deux tiers des mineures victimes d’exploitation sexuelle proviennent de structures d’aide sociale à l’enfance (ASE). L’âge moyen d’entrée dans ce monde clandestin s’établit désormais autour de 12 ans.
Diana, 17 ans, a été maintenue pendant trois semaines dans des conditions où chaque journée se résumait à des rapports sexuels, un bain fréquent et des repas épuisants. En janvier 2023, elle a été clouée dans une chambre par Farhad, âgé de 36 ans, qui depuis plusieurs mois fréquente régulièrement son foyer ASE à Woippy (Moselle). Leurs premiers contacts se sont produits via un simple « salut » et un échange de messages Snapchat.
« Les juges privilégient souvent le proxénétisme plutôt que les actes de viol », précise Lucile Rozanes, spécialiste en droit pénal. « Une jeune fille de 13 ans qui entre en relation avec des adultes commet légalement un viol. »
Dans les procédures judiciaires, les clients de ces exploitations sont extrêmement rares à être poursuivis, malgré l’existence de nombreux cas où le viol est juridiquement établi.