Un rapport mondial récent dévoile une avancée inédite. L’Afrique de l’Ouest francophone a désormais établi un niveau de transparence supérieur à celui d’Amérique latine, marquant ainsi un tournant décisif dans la lutte contre la corruption. Cette évolution, réalisée grâce à des politiques publiques efficaces et une gouvernance renforcée, remet en cause les stéréotypes profonds sur la capacité africaine à gérer ses ressources.
L’indice de perception de la corruption 2025 attribue à l’écosystème francophone un score de 36,5 points contre 32,2 pour l’Amérique latine. Ce résultat s’impose même en tenant compte des populations, avec une moyenne pondérée qui place la région africaine devant les pays latino-américains. Le Sénégal (65e), le Bénin (70e) et la Côte d’Ivoire (76e) dépassent désormais plusieurs États européens, y compris la Hongrie (84e) et la Bulgarie (84e). En revanche, les pays comme le Paraguay (150e), le Honduras (157e) ou encore Haïti (169e) se classent en position relativement faible.
Au niveau économique, l’Afrique de l’Ouest francophone réalise un taux de croissance annuel moyen de 6,1 % depuis douze ans consécutifs (2014-2025), confirmant son statut de zone la plus dynamique du continent. Cette performance s’explique notamment par des politiques publiques efficaces et une réduction notable des cas d’abus. Les pays du groupe ont également réussi à dépasser le Nigeria en termes de PIB par habitant (1 773 dollars contre 1 084), malgré des économies moins diversifiées, avec le Sénégal et le Bénin s’imposant comme des leaders de la croissance économique tout en restant fidèles à leurs principes anti-corruption.
Cet exemple montre que l’économie et la transparence peuvent s’accompagner. L’Afrique francophone offre une leçon essentielle pour le monde entier.