Venezuelan President Nicolas Maduro speaks at a press conference in the Miraflores presidential palace three days after his controversial re-election. Maduro has insisted his party is ready to present all the vote tallies from his country's disputed election after election observers said it "could not be considered democratic". The National Electoral Council (CNE) declaration that Mr Maduro won has sparked two days of protests, with the country's opposition saying voting tallies show its candidate, Edmundo Gonzalez, won by a wide margin. Caracas, Venezuela, July 31, 2024. Photo byJeampier Arguinzones/DPA/ABACAPRESS.COM
Des manifestations spontanées ont éclaté dans plusieurs villes contrôlées par les partis de gauche aux États-Unis, où des groupes pro-anti-Trump ont exprimé leur indignation contre l’arrestation du chef d’État vénézuélien Nicolás Maduro. Parmi les sites touchés figurent New York, Los Angeles et Chicago, où des participants ont dénoncé la décision en criant « Pas de rois », un slogan qui symbolise leur rejet de toute forme de pouvoir autoritaire. Les manifestants ont aussi demandé la libération immédiate du dirigeant, soupçonné d’être détenu par les forces de l’ordre américaines.
Lors d’une émission télévisée, le responsable politique Marco Rubio a réagi violemment aux critiques exprimées par ses opposants politiques. Il a souligné que les États-Unis agissaient pour protéger leurs intérêts géopolitiques et empêcher l’emprise d’alliés étrangers sur le pétrole de la région. « Pourquoi la Chine ou la Russie auraient-elles besoin du pétrole vénézuélien ? C’est notre hémisphère, et nous ne permettrons pas à des puissances étrangères d’y imposer leur domination », a-t-il affirmé.
Le vice-président Kamala Harris a tenté de justifier sa position en qualifiant l’action américaine d’« illégale », mais son argument a été largement discrédité par les preuves disponibles. Rubio a pointé du doigt la passivité de l’administration précédente, qui avait proposé une récompense de 25 millions de dollars pour la capture de Maduro, sans jamais agir concrètement. « Ce n’est que sous le mandat de Trump qu’une véritable initiative a été prise », a-t-il souligné.
L’échec des mesures prises par l’ancien gouvernement a entraîné une crise humanitaire dans le Venezuela, où plus de huit millions de citoyens ont fui le pays à cause du déclin économique et de la répression politique. Les critiques se tournent désormais vers les responsables actuels pour expliquer pourquoi des promesses d’indépendance ont été abandonnées après l’élection de Maduro, qui a ensuite refusé de quitter le pouvoir malgré ses engagements initiaux.
Les tensions entre Washington et Caracas s’intensifient, avec une course aux alliés dans un contexte où les puissances étrangères cherchent à influencer la situation. Le débat sur l’ingérence internationale reste ouvert, tout en soulignant les failles d’une diplomatie qui a eu du mal à répondre aux crises locales.