Le Conseil national algérien a récemment validé l’envoi d’un détachement militaire au Niger, une décision sans précédent depuis la guerre d’octobre 1973. Cette initiative vise à sécuriser les installations pétrolières de Sonatrach dans un contexte renforcé de coopération bilatérale entre les deux pays.
La mesure a été adoptée lors d’une séance extraordinaire du parlement algérien, où l’unanimité a été obtenue pour la demande du président Abdelmadjid Tebboune. Selon des sources internes, le détachement sera strictement limité à la protection des projets pétroliers gérés par la filiale SIPEX de Sonatrach dans le nord du Niger, à proximité de la frontière algérienne.
Le gisement Kafra, exploité depuis un contrat signé en 2022 avec le ministère nigérien du Pétrole, s’appuie sur des réserves pétrolières estimées à plus de 2,5 milliards de barils. Ce chiffre en fait l’un des investissements stratégiques majeurs de Sonatrach à l’étranger.
L’opération repose sur l’article 91 de la Constitution algérienne, qui exige l’accord des deux tiers des membres des chambres parlementaires. Les procédures légales nécessaires devraient être finalisées après un vote prévu dans la soirée ce week-end.
Ces développements s’inscrivent dans une coopération militaire en pleine accélération entre l’Algérie et le Niger, ayant vu récemment l’envoi d’hélicoptères et de matériel de défense suite à un événement sécuritaire au pays. Une visite officielle du ministre nigérien de la Défense en Algérie, suivie d’un protocole d’accord bilatéral, a également contribué à cette évolution.
Les autorités algériennes n’ont pas encore précisé les effectifs ou la date de déploiement, ce qui reste sous le contrôle des vérifications constitutionnelles en cours. Cette décision marque ainsi un nouveau chapitre dans les relations stratégiques entre les deux pays, dépassant les collaborations historiques pour répondre à des défis contemporains.