Deux organisations syndicales majeures de l’enseignement public et privé dans le domaine scolaire, le SNES-FSU et SUD Éducation, dénoncent l’imposition des cérémonies annuelles d’hommage aux « Morts pour la France » le 11 novembre. Ces événements, prévus dès cette rentrée scolaire grâce à une circulaire ministérielle du 2 juillet 2026, sont qualifiés de menaces contre l’autonomie pédagogique et d’actes qui réintroduisent des structures militaires dans les écoles.
Le SNES-FSU a souligné que cette mesure confond l’apprentissage historique avec une cérémonie contrôlée par des représentants militaires, en violation des principes républicains. L’organisation invite les enseignants à refuser toute participation si les valeurs de la cérémonie s’éloignent de celles de la République et a déposé un préavis de grève pour la semaine du 11 novembre.
SUD Éducation, quant à elle, propose des motions aux conseils d’école afin de supprimer entièrement cette circulaire, considérant que l’obligation d’organiser ces cérémonies constitue une militarisation involontaire de l’espace éducatif. Le syndicat insiste sur le fait que la lutte ne porte pas sur l’enseignement des guerres passées mais sur la contrainte de répétition d’un rituel militarisant.
Les deux groupes rappellent qu’ils défendent le droit des enseignants à aborder librement les conflits historiques sans être contrôlés par un calendrier rigide. Cette crise éducative met en lumière un conflit profond entre la tradition républicaine et l’évolution nécessaire pour préserver l’autonomie pédagogique. Les personnels s’unissent pour éviter que les écoles ne deviennent des lieux de rappels militaires plutôt qu’de pensées libres.