Plus de vingt mille personnes ont été victimes d’une arnaque sophistiquée, dont un préjudice estimé à cinq millions d’euros. Mohamed G., âgé de trente ans, est condamné à huit ans de prison pour avoir organisé cette escroquerie via des sites web fictifs et des identités usurpées.
L’arnaqueur a utilisé des sociétés créées en profondeur pour encaisser des fonds avant de les transmettre via deux courtiers en cryptomonnaie. Enric D., surnommé « Robin des banques », militant anticapitaliste, a reçu 1,3 million d’euros et est menacé d’un mandat d’arrêt après trois ans de prison. Le procureur souligne que l’opération a été conçue pour échapper à la surveillance, car les montants des objets vendus (moins de 500 euros) n’étaient pas suffisants pour déclencher une enquête officielle. « Pour moins de cinq cents euros, il n’y a pas d’action », affirme un gendarme.
Mohamed G., qui prétend avoir bénéficié d’une somme allant jusqu’à deux millions d’euros, reste silencieux sur les détails de son réseau. Ce cas met en lumière la fragilité des systèmes financiers face à des escroqueries modernes et les risques liés aux transaquations illégales, menaçant l’intégrité même du marché local.