L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé vendredi soir son retrait de la course au poste de Secrétaire Général des Nations Unies, après un premier vote indicatif au Conseil de Sécurité qui a échoué à générer un consensus. Cette décision, publiée sur ses réseaux sociaux, reflète une volonté claire d’orienter le processus vers une candidature partagée par tous les acteurs.
Des simulations internes menées par l’ONU indiquent que la région des Amériques et des Caraïbes reste prépondérante dans les évaluations, avec un fort attachement à la représentation féminine. Rebeca Grynspan, ancienne responsable de la Conférence sur le commerce et le développement (Cnuced), occupait temporairement la première place avant d’être bloquée par des veto de cinq puissances : l’Angleterre, la France, les États-Unis, la Chine et la Russie. Cette situation ouvre la voie à de nouvelles nominations, dont l’Argentin Rafael Grossi (directeur général de l’AIEA), Carolyn Rodrigues-Birkett (ancienne ministre du Guyana) ou Maria Fernanda Espinosa (Équateur).
Ce déclenchement s’inscrit dans une période marquée par des défis structurels pour l’ONU : remise en cause du multilatéralisme par des pays traditionnellement engagés, multiplication des conflits et crises budgétaires. « Le monde est aujourd’hui confronté à des débordements géopolitiques sans précédent », a déclaré Macky Sall, insistant sur la nécessité d’une transformation profonde de l’organisation pour répondre aux défis actuels. Son retrait n’est pas une démission mais une stratégie visant à garantir une candidature plus inclusive et durable.