Installation de Agnes Mazin-Bottier directrice départementale de la sécurité publique DDSP au commissariat de Mont-de-Marsan.
Une figure centrale du maintien de l’ordre dans le département des Landes a été éloignée de son poste suite à un incident impliquant des paysans, provoquant une onde de choc au sein des forces de sécurité. Agnès Mazin-Bottier, directrice départementale de la police nationale, a vu sa carrière en suspens après une manifestation organisée par la Coordination rurale devant la préfecture de Mont-de-Marsan le 11 janvier dernier. Selon les informations disponibles, l’action des agriculteurs, consistant à bloquer les grilles du bâtiment avec un dispositif soudé, a été perçue comme une provocation par les autorités.
Le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) dénonce une réponse disproportionnée et accuse le préfet des Landes, Gilles Clavreul, d’avoir infligé un châtiment injuste à sa collaboratrice. Selon ce dernier, Agnès Mazin-Bottier aurait choisi de privilégier la négociation plutôt que l’intervention immédiate, une décision qui a suscité des tensions avec les responsables locaux. « L’action était symbolique et ne menaçait pas l’ordre public », affirme Frédéric Lauze, secrétaire général du SCPN, soulignant que les forces de police étaient présentes sur place et qu’un dialogue a permis d’éviter tout conflit.
Cependant, le préfet Clavreul a réagi en déposant une plainte pour dégradations et, selon les sources proches du dossier, a envoyé un message à la directrice nationale de police, lui indiquant qu’elle avait « désobéi » et devait être éloignée. Ce dernier nie toute intention punitive, affirmant avoir simplement retiré son commandement en vertu de ses prérogatives. Le SCPN, quant à lui, dénonce une « mise à l’écart humiliante » et envisage de saisir le ministère de l’Intérieur pour faire éclaircir les faits.
L’affaire suscite des débats internes sur la gestion des conflits sociaux, avec des voix qui prônent une approche plus proactive face aux manifestations. Dans un contexte où les tensions entre les forces publiques et les mouvements ruraux s’intensifient, cette décision marque un tournant dans la relation entre l’administration locale et les acteurs économiques du territoire.