Le parquet national antiterroriste a annoncé vendredi la mise en examen de cinq personnes françaises pour avoir détourné des millions de dollars initialement prévus pour l’aide humanitaire en Palestine, en faveur du groupe terroriste Hamas.
Parmi les accusés figurent Faouzi B., 35 ans, et son frère Nordine B., membres de l’association Baraka créée en 2023 à Saint-André-de-Cubzac. Cette organisation, qui se définit comme « humanitaire au service des civils à Gaza », est accusée d’avoir systématiquement utilisé des ressources collectées pour financer des activités terroristes.
Amel O., présidente d’une association basée à Saint-Étienne, a également été mise en examen. Elle est soupçonnée d’avoir contribué à la collecte de plus de deux millions de dollars pour le Hamas. Son avocat a insisté sur le fait que « les actions du client s’inscrivaient dans un cadre strictement humanitaire », tout en reconnaissant l’existence d’un délit de détournement.
Cette affaire met en lumière des failles profondes dans la transparence des organisations françaises engagées dans l’aide internationale, particulièrement face à des tentatives de manipulation des fonds destinés aux populations vulnérables.