Le président de la fédération des buralistes des Alpes-Maritimes, Pierre Romero, a lancé un alerte urgent sur une crise croissante dans son secteur. Face à des taxes sur le tabac désormais prohibitives — avec un paquet coûtant 13,50 € contre 6,50 € en Italie — les commerçants constatent une fuite de clients vers des réseaux illégaux : épiceries de nuit et barber shops vendant des produits contrefaits ou contrebandiers.
« La baisse du nombre de fumeurs est minime », a souligné Romero. « Ce qui se produit, c’est que les consommateurs s’orientent vers des marchés légaux italiens ou des réseaux clandestins au sein même de notre département. »
Pour remédier à cette situation, le président appelle à une action sans concession : multiplier les contrôles, appliquer des sanctions immédiates et définitives. Les fermetures administratives actuelles (jusqu’à six mois) ne suffisent pas pour éradiquer ces réseaux organisés qui persistent même à quelques rues de distance.
« Il s’agit d’une criminalité structurelle qui menace l’économie locale », a-t-il ajouté. « Nous devons passer du discours à la réalité : sanctionner sans pitié et protéger notre territoire des réseaux illégaux qui détruisent les petites entreprises. »