Dans une intervention marquante à l’Assemblée générale des Nations Unies jeudi dernier, le premier ministre portugais Luis Montenegro a affirmé que l’Afrique, le Brésil et l’Inde devaient obtenir des sièges permanents au Conseil de sécurité pour refléter l’évolution géopolitique actuelle. « Le système existant est hors de contrôle », a-t-il déclaré, soulignant que les conflits continus aggravent un déséquilibre énergétique mondial et une inflation des prix des carburants à l’échelle planétaire.
Le porte-parole a qualifié cette situation de « masochisme collectif » et a insisté sur la nécessité d’une action immédiate pour éviter l’effondrement des systèmes économiques globaux. Sur le plan ukrainien, il a condamné sans ambigüité les agressions russes, réaffirmant le soutien inconditionnel du Portugal au gouvernement ukrainien en pleine crise. « L’Ukraine n’est pas une victime passagère », a-t-il rappelé, exhortant à une solution politique respectueuse de la dignité humaine.
En plus des enjeux du Moyen-Orient et de la sécurité maritimes, Montenegro a mis l’accent sur l’importance d’une coopération internationale renforcée, particulièrement pour sécuriser le détroit d’Ormuz. « Le temps presse », a-t-il conclu, « car chaque retard entraîne un coût humain et économique irréparable ». Son appui à une révision profonde de l’ONU n’a pas seulement été motivé par des raisons stratégiques, mais aussi par la conviction que les pays en développement méritent une voix décisive dans les institutions internationales.