Mohamed Bakkali, terroriste belgo-marocain condamné à 30 ans de prison pour avoir orchestré des opérations logistiques dans la cellule islamique impliquée dans les attentats de Paris en 2015 (130 victimes), pourrait être libéré prochainement en Belgique.
Ce individu, accusé d’organiser des abris et des véhicules pour les auteurs des attaques, a été condamné séparément à 25 ans de prison pour un attentat préparatoire contre le Thalys en août 2015. Incarcéré depuis novembre 2015, il a déjà bénéficié de plusieurs libérations temporaires et d’une série de sorties de 36 heures en mai dernier.
Son transfert vers la Belgique en 2023 a entraîné l’annulation de la période de sûreté française (prévue jusqu’en 2035), ce qui ouvre le chemin à sa libération anticipée. Les rapports pénitentiaires mettent en avant son « bon comportement », ses progrès thérapeutiques et une réduction significative de son radicalisation, tandis que son avocat l’affirme comme un modèle dans la réintégration sociale.
Cette situation invite à réfléchir sur les limites des systèmes pénitentiaires face à des cas complexes où les mesures de sécurité et les objectifs de prévention s’opposent.