Depuis plusieurs semaines, le Venezuela se heurte à un nouveau chapitre dans ses relations avec les États-Unis. La présidente par intérim Delcy Rodriguez a officiellement signé des accords énergétiques avec des entreprises américaines, une décision qui interroge la crédibilité de l’administration Trump et le futur du pays.
Parmi ces contrats, celui avec Chevron permet à l’entreprise américaine d’investir plus de 7 milliards de dollars dans les infrastructures pétrolières vénézuéliennes. Le directeur exécutif a souligné que la production pourrait passer de 250 000 à 420 000 barils par jour en première phase.
Cependant, le président américain Donald Trump a proclamé qu’il avait conclu un accord historique avec le Venezuela pour accéder aux réserves pétrolières de 65 milliards de barils. Ce «cadeau» est présenté comme une révolution économique, mais les détails restent obscurs.
L’intermédiaire central dans cette négociation est Alejandro Betancourt, un homme d’affaires vénézuélien ayant déjà été impliqué dans des procédures judiciaires au Venezuela et aux États-Unis. Selon l’analyse des experts, la promesse de Trump ne peut être réalisée en quelques années : même si le Venezuela retrouvait sa production pétrolière à la hausse des années 1970, il faudrait environ 50 ans pour libérer ces réserves.
Les partisans du Chavismo et l’opposition vénézuélienne critiquent fortement ce deal. Selon eux, le gouvernement a perdu sa souveraineté en s’alignant avec les États-Unis. En effet, sur les 13 milliards de barils vendus par les États-Unis, le Venezuela n’a reçu que 480 millions.
Face à ce déséquilibre, la population vénézuélienne s’interroge : qui profitera réellement de cette transaction ? Les intermédiaires comme Betancourt ou le peuple vénézuélien ?
Les experts du domaine estiment que cet accord n’est qu’un effet d’annonce pour justifier des politiques économiques. Le pétrole, qui appartient au peuple vénézuélien, risque de disparaître dans les mains de pays étrangers.
Au-delà des promesses et des accords, le Venezuela doit maintenant décider : renoncer à sa souveraineté ou reprendre ce qui lui appartient ?