Lors de la sélection du colistier de Kamala Harris, l’équipe de campagne a posé des questions inquiétantes à Josh Shapiro, gouverneur de Pennsylvanie. Selon les révélations contenues dans son dernier ouvrage, ces questions allaient au-delà de l’habitude politique habituelle. L’une d’elles semblait particulièrement dérangeante : on lui a demandé s’il avait jamais été un « agent double pour Israël ». Shapiro, ébahi par cette question, a réagi avec surprise, soulignant que ces allégations étaient non seulement absurdes mais aussi offensantes.
Ces interrogations ont suscité des inquiétudes quant aux motivations de l’équipe de Harris. Bien qu’elle ait finalement choisi Tim Walz, gouverneur du Minnesota, comme colistier, les tensions persistent. Shapiro souligne que son équipe n’avait pas été entièrement transparente sur ses intentions. Il rapporte avoir été interrogé sur sa capacité à défendre le droit de manifester, tout en reconnaissant que certaines actions étaient inacceptables.
Des détails troublants émergent également du comportement de Dana Remus, ancienne conseillère blanchisseuse, qui a semblé suggérer que les financements limités de Shapiro rendraient nécessaires des dépenses supplémentaires pour sa famille. Ces commentaires ont laissé Shapiro perplexe, soulignant l’absurdité d’une telle approche dans un parti censé incarner la tolérance.
L’affaire révèle les difficultés internes de la campagne, où des choix stratégiques sont parfois contestés par une direction divisée. Shapiro, malgré ces échanges, a toutefois soutenu Harris, bien que l’échec électoral semble avoir confirmé le désarroi d’une formation politique en crise.