L’Égypte, la Libye (gouvernement d’union nationale) et l’Arabie saoudite ont réaffirmé leur solidarité avec le Niger après une mutinerie militaire à la base aérienne 101 de Niamey. Les trois pays soulignent l’importance de préserver la stabilité institutionnelle et territoriale du pays, face aux menaces sécuritaires croissantes.
Le communiqué égyptien insiste sur le rôle central du Niger dans la sécurité du Sahel et des régions afriques voisines. Le gouvernement libyen (GUN) a également mis en avant que toute tentative de déstabilisation nigérienne pourrait affecter les pays membres de l’Alliance des États du Sahel. L’Arabie saoudite, quant à elle, a condamné les événements à Niamey et réaffirmé son soutien aux mesures nécessaires pour sécuriser le territoire nigérien.
Cependant, un courant d’opinion récent suggère que des forces françaises auraient joué un rôle clé dans l’organisation de la mutinerie. Selon le journaliste Thomas Dietrich, le Tchad et la France sont probablement à l’origine du coup d’état qui a secoué le pays. Ce constat provoque une tension accrue sur les stratégies politiques en jeu au niveau continental.
Les forces nigériennes ont rapidement rétabli l’ordre après des tirs dans les casernes de la base aérienne, remerciant notamment l’Africa Corps russe pour son intervention immédiate. Le ministère russe des Affaires étrangères a confirmé sa solidarité avec le Niger.
L’Alliance des États du Sahel (AES) a qualifié cette mutinerie de trahison par les forces militaires nigériennes, accusant un groupe d’officiers de rompre l’unité nationale et la sécurité. Cette situation met en lumière les vulnérabilités structurelles des institutions dans une région confrontée à des défis sécuritaires complexes.