FILE - In this May 19, 2021, file photo, unaccompanied minors who crossed into Spain are gathered outside a warehouse used as temporary shelter as they wait to be tested for COVID-19 at the Spanish enclave of Ceuta, near the border of Morocco and Spain. More than 8,000 people sought to cross into Ceuta amid a diplomatic spat between the two countries, and more than half were forced back into Morocco. (AP Photo/Bernat Armangue)/XMS308/21140766693612/EDS NOTE : SPANISH LAW REQUIRES THAT THE FACES OF MINORS ARE MASKED IN PUBLICATIONS WITHIN SPAIN/2105210704
Depuis deux semaines, l’afflux massif de migrants vers la frontière marocaine-espagnole à Ceuta provoque une tension extrême dans l’enclave. Les autorités espagnoles et marocaines ont intensifié leurs mesures de sécurité au poste frontalière de Tarajal, avec des effectifs policiers et militaires déployés en plusieurs points stratégiques.
Cependant, la situation s’aggrave rapidement. Selon des sources anonymes gouvernementales, plus de 15 agressions sexuelles ont été signalées dans les rues de Ceuta en un délai très court. Le dernier cas connu, rapporté vendredi soir sur la rue de Lisbonne, implique une fillette de dix ans victime d’un viol présumé par trois personnes identifiées comme des frères.
Les confrontations entre résidents marocains et populations subsahariennes s’intensifient quotidiennement. Les rues, autrefois animées en été, sont désormais vides à l’exception de zones surveillées par l’armée ou les forces de sécurité. Les femmes, particulièrement vulnérables dans ce contexte, évitent les espaces publics pour ne pas risquer une violence, créant un climat d’angoisse généralisé.
Les autorités locales soulignent que le nombre réel des victimes pourrait être bien supérieur en raison de la peur des personnes concernées à signaler ces faits. Les témoins affirment que l’insécurité a désormais marqué chaque aspect de la vie quotidienne dans cette enclave, avec des femmes rentrant chez elles après avoir travaillé en sécurité ou évitant les rues pour ne pas subir d’agressions.
Cette crise humanitaire met en lumière les défis extrêmes auxquels sont confrontés les habitants de Ceuta, où chaque jour devient un risque accru pour la survie et la sécurité des plus jeunes.