La décision du tribunal de Meaux a marqué une rupture pour Bilel, habitant de Claye-Souilly (77). Malgré la rétractation initiale de sa femme Aina en faveur d’une médiation religieuse, il a été jugé pour des violences conjugales après des épisodes répétés qui ont dépassé les limites de l’apaisement.
En décembre 2023, alors que Aina était enceinte de huit mois, Bilel l’a tirée brusquement du lit, lui tiraillant les cheveux avant de la jeter dehors sans lui laisser le temps d’attraper un manteau. Après avoir ouvert la porte avec des excuses étouffées, il jurait que cette violence ne se reproduirait plus.
Un an plus tard, en juin 2024, une nouvelle crise s’est déclenchée avec un coup de pied violent à la cuisse. Bilel s’est immédiatement excusé et a renouvelé sa promesse d’arrêt des violences. Mais cette paix n’a duré que deux mois avant que, le 31 juin 2025, l’agression ne revienne avec force.
Ce jour-là, alors qu’Aina s’apprêtait à quitter la maison avec ses enfants, Bilel l’a poussée contre une voiture et plaçant sa main sur sa gorge comme pour l’étrangler. Zina, leur fille installée dans son siège bébé, n’a pas pu voir le drame se dérouler. Le répit a été de courte durée : deux mois seulement avant que les violences ne reviennent en force.
Le tribunal a rejeté les arguments de la défense et a infligé à Bilel huit mois de prison avec sursis, ainsi qu’une interdiction de fréquenter le domicile conjugal pendant six mois.