Un an après avoir déposé sa notification auprès des Nations Unies, le Niger officialise son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), une décision effective le 18 juin 2027. Cette étape marque un premier pour l’Alliance des États du Sahel, dont le pays est désormais le seul à avoir formalisé son départ.
Conformément au délai prévu par le Statut de Rome, la notification a été reçue le 18 juin dernier par le secrétaire général des Nations Unies. Le Niger, dirigé depuis 2023 par le général Abdourahamane Tiani après un changement de régime, devient ainsi le premier pays de l’alliance à quitter la CPI.
Dans son avis, le gouvernement nigérien accuse la Cour d’être «détournée» et «instrumentalisée», des reproches répétés par plusieurs États africains. La CPI a exprimé sa regret mais souligne que le Niger doit continuer à coopérer jusqu’à l’effet du retrait.
Créée en 2002 pour traiter les crimes de guerre, génocides et autres infractions internationales, la CPI compte actuellement 125 États membres. Les États-Unis, la Russie, la Chine et Israël n’en font pas partie. Ce retrait intervient dans un contexte où des pays africains accusent la Cour de cibler leur continent de manière disproportionnée.