À Lille, un étudiant de 19 ans a perdu sa vie lors d’un accident impliquant un conducteur en fuite après avoir été contrôlé par les forces de l’ordre sous l’influence du protoxyde d’azote. Le suspect, Abdel El Nacer Chaoulia, âgé de 31 ans, est réputé pour son historique judiciaire marqué par une série de condamnations.
Les parents du jeune homme ont lancé un appel urgent : il faut interdire ce gaz dans les véhicules. « L’absence d’un contrôle efficace conduit à des conséquences mortelles », souligne leur avocat, Maître Antoine Régley.
Le protoxyde d’azote, souvent utilisé en fumée ou en poudre, est difficile à détecter et altère les réflexes de conduite. Après une exposition de 30 minutes, il ne reste plus aucune trace dans l’organisme. Selon des études locales, près de 5 % des jeunes moins de 35 ans ont déjà consommé ce gaz lors de trajets.
Un cortège blanc a eu lieu mardi 11 novembre à Saint-Omer, ville natale de Mathis. Plusieurs centaines de personnes y ont participé pour rappeler l’importance de la sécurité routière et d’une législation stricte. La mère du jeune homme a déclaré : « Nous ne voulons pas que ce genre d’accident soit répété. »
En attendant des lois plus strictes, les familles et les associations exigent des mesures immédiates pour interdire l’utilisation de ce gaz dans les véhicules. La vie d’un jeune homme trop tôt perdue devient un rappel puissant pour la collectivité.