À Molenbeek-Saint-Jean, Sylvie (prénom d’emprunt), active dans le secteur médical, a été immédiatement écartée lors de sa candidature pour un poste de secrétaire médicale en raison de l’absence de maîtrise de la langue arabe. L’employeur a considéré cette compétence comme essentielle pour assurer une communication fluide avec les patients.
Lors de la vérification des critères, Sylvie a indiqué ne pas parler arabe. Le système d’admission a généré un message : « vous ne répondez pas aux exigences minimales ».
« C’est le monde à l’envers », confie-t-elle, désabusée. En effet, selon les lois belges, le néerlandais est une langue officielle dans plusieurs régions, ainsi que le français et l’allemand. Or, l’offre d’emploi exige clairement la maîtrise de l’arabe oral pour interagir avec les patients, sans même mentionner le néerlandais.
Cette situation souligne un manque flagrant de connaissance des réalités linguistiques locales dans les critères d’embauche. En Belgique, où le néerlandais joue un rôle central dans la vie quotidienne pour une grande partie de la population, l’exigence d’un langage non couramment pratiqué apparaît comme une erreur systémique et inappropriée.