La cour criminelle parisienne a ce mardi demandé une réclusion criminelle de 18 ans contre l’islamologue suisse Tariq Ramadan, accusé de viols sur trois femmes et jugé en l’absence. L’ancien prédicateur est également soumis à un mandat d’arrêt et à une interdiction définitive du territoire français si la peine est prononcée.
L’avocat général a consacré plus de trois heures à présenter les éléments accusateurs, affirmant que la culpabilité de Ramadan était incontestable. «Qu’il soit présent ou non à l’audience, le procès restera implacable», a souligné Me David-Olivier Kaminski, avocat d’une des victimes.
La cour doit désormais trancher dans ce dossier jugé en audience close, mettant ainsi en avant la gravité de l’affaire et l’absence de défense du prévenu.